Les cahiers de Pierre Radanne

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Origine initiative     Avant-propos: état négo     Objectif du projet     Méthodologie des études     Les 6 secteurs      
 

Le choix des secteurs

 

1 – La qualité de la construction et les politiques urbaines

 

Au-delà de la qualité de la construction neuve, qui est un enjeu déterminant, le sujet couvrira la problématique urbaine et l’aménagement du territoire. Ces domaines de compétence des collectivités locales regroupent les principales actions à engager en matière d’adaptation (protection contre les canicules, réduction des besoins de climatisation, adaptation aux événements extrêmes, protection des côtes…). Tous les enjeux des industries du bâtiment et du développement des grands réseaux publics se trouvent ainsi concernés, soit le génie urbain dans son ensemble.

 

Les sujets traités devront couvrir :

 

  • La construction des bâtiments, notamment la qualité thermique de la construction neuve pour le logement et le tertiaire (confort d’hiver, confort d’été) ;

  • L’adéquation des choix de construction et de l’industrie du bâtiment à l’atténuation des émissions et à l’adaptation au climat ;

  • La mise à niveau du patrimoine bâti existant ;

  • Les équipements publics et le tertiaire privé ;

  • La gestion des déchets urbains ;

  • L’urbanisme et l’aménagement du territoire, ainsi que leur relation avec les problématiques économiques et sociales ;

  • Les infrastructures et les réseaux de transports urbains.

 

 

Et, compte tenu des rôles propres des collectivités locales :

 

  • La relation au citoyen ;

  • L’information et la communication.

 

2 – L’agriculture

 

 

L’agriculture africaine, encore peu développée, sera de plus en plus confrontée dans de nombreuses régions à des conditions climatiques très défavorables. La relation de l’agriculture avec le climat est autant reliée à la question de l’évolution de la pluviométrie qu’à celle des températures. Or l’Afrique, dont la croissance démographique reste forte, est en déficit alimentaire. Dans les pays en développement, un tel programme concernera l’adaptation plus que l’atténuation.

 

Les sujets traités devront couvrir :

 

  • L’augmentation de la production agricole pour répondre aux besoins alimentaires ;

  • Les répartitions entre la production vivrière et celle destinée à l’exportation et entre les productions alimentaires et non alimentaires (textile, énergie) ;

  • Les activités industrielles et artisanales agro-alimentaires ;

  • Les choix des espèces cultivées et de pratiques culturales ;

  • L’utilisation du bois de feu ;

  • L’utilisation d’eau par l’agriculture et l’irrigation ;

  • La réduction des émissions de gaz à effet de serre ;

  • Le développement des marchés.

 

3 – L’eau et l’assainissement

 

La disponibilité en eau risque de devenir plus inégale : forte pluviométrie sur la zone équatoriale, mais surtout forte réduction dans la zone méditerranéenne, le Sahel et les hauts plateaux de l’Afrique australe. L’analyse portera sur l’évolution et la gestion de la ressource en eau, ainsi que sur  la maîtrise des consommations.

 

 

Les sujets traités devront couvrir :

 

  • La gestion de la ressource en eau et son stockage ;

  • Le lien entre l’accès à l’eau potable, le développement et la santé ;

  • La maîtrise des consommations d’eau pour les usages domestiques, agricoles et industriels ;

  • Les réseaux d’eau et d’assainissement, le traitement des eaux usées.

 

4 – L’énergie

 

Ce sujet recouvre à la fois l’accès à l’énergie en milieu rural et en milieu périurbain, la structuration du secteur électrique, la valorisation des ressources renouvelables locales et l’efficacité énergétique dans tous les secteurs utilisateurs. L’augmentation des prix des combustibles fossiles rend indispensable une démarche généralisée vers une plus grande efficacité de l’usage de l’énergie dans les pays en développement. Le pétrole étant l’énergie la plus facile à acheminer, il joue en Afrique un rôle dominant dans tous les secteurs (les transports mais aussi la production électrique, l’industrie) et la hausse de son prix a donc sur ce continent un effet bien plus grave.

 

Les sujets traités devront couvrir :

 

  • L’accès à l’énergie pour le secteur domestique et l’évolution des usages ;

  • L’extension des réseaux électriques et l’électrification rurale ;

  • La demande d’énergie de secteurs en développement : le tourisme, le tertiaire et les télécommunications ;

  • La gestion des réseaux électriques ;

  • La production électrique (en centrale et en cogénération) ;

  • La production d’électricité à partir des renouvelables (hydraulique, éolien, les filières solaires) ;

  • La production d’électricité à partir des déchets agricoles et urbains et de la biomasse ;

  • L’efficacité énergétique dans l’industrie et l’artisanat, les biens de consommation et tous les équipements utilisant l’énergie.

 

Cette question inclut une dimension culturelle avec la qualité des comportements individuels.

 

5 – La déforestation évitée

 

La déforestation doit être abordée dans sa double dimension : d’une part la lutte contre le recul des grandes forêts humides équatoriales pour la production de bois d’œuvre et la mise en culture, d’autre part, la lutte contre le recul du couvert forestier suite à la pression pour disposer du bois de feu pour la cuisson.

 

Les sujets traités devront couvrir :

 

  • La déforestation pour l’extension des surfaces cultivées ou pour la production de bois d’œuvre ;

  • La dégradation des forêts suite au remplacement par des forêts plantées destinées à l’exploitation ;

  • La protection de la biodiversité ;

  • Le bois de feu et les usages de cuisson et les autres valorisations de la biomasse ;

  • Les modes de gestion de la forêt.

 

6 – Les transports

 

Le programme « transports » doit traiter à la fois du transport des personnes et des marchandises et, par  conséquent, de la localisation des activités économiques. L’approche doit porter sur les besoins de mobilité, les infrastructures, l’articulation des réseaux, les véhicules et leur mode de motorisation.

 

Les sujets traités devront couvrir :

 

  • Les transports publics urbains et les modes doux ;

  • Les transports collectifs interurbains ;

  • L’évolution du parc des véhicules particuliers, l’entretien du parc automobile et la réduction de la pollution urbaine ;

  • L’évolution technologique des véhicules et de leur motorisation ;

  • Le transport des marchandises (transport maritime, camionnage, fret ferroviaire) et les livraisons urbaines ;

  • Le transport aérien ;

  • L’accès à Internet et à la téléphonie mobile, même en zones reculées, comme facteurs de développement. Cette question est à relier à celle de l’accès à l’électricité, à la construction des réseaux et à l’alphabétisation.